Le grand voyageur

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A l’ombre d’un songe, invisible au coeur de la ville
Seule, ses yeux se lèvent, vers les étoiles, lueurs fragiles
Encrées dans les pas des autres, paisible au souffle du vent
Berçée par ses pensées, heureuse, rejoint l’homme qui l’attend
 
Le monde est nôtre se dit-elle, lorsque l’on rêve pour deux
Et le temps va disparaître avec lui, quelle douce folie
 
Dans sa chambre vide, chaque seconde est une éternité
Seul, ses yeux se ferment, il voit la terre où il est né
Sur un p’tit écran des hommes explorent ces lieux d’autrefois
Mais il fait le bonheur d’une femme qui ne les connaît pas
 
Refrain
 
Elle frappe à sa porte, il est là, elle l’aime en silence
Les lèvres se frôlent, les voix se taisent dans la romance
Leur deux histoires se confondent, elle le voudrait pour toujours
Pourtant lui prendra sans remord, un aller sans retour
 
Le monde est rude se dit-elle, mon ciel à moi n’est plus bleu
Tout espoir a disparu avec lui, l’illusion est partie

« Si la musique nourrit l'amour, alors jouez ! »

Shakespeare